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Le sous-marin

3200 

Œuvre disponible

De : Dominique Le Marois

À propos de l’œuvre : Rochers d’Ouessant.
Description : Dessin crayon Conté.
Dimension : 78 x 115 cm.
Encadrement : l’œuvre est vendue encadrée.

Authenticité : Certificat d’authenticité signé par l’artiste.

 

Description

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Éléments biographiques

Dominique Le Marois : Activité Artistiques.

Parallèlement à ses activités de restauration d’Art Graphique, Dominique Le Marois n’a jamais cessé depuis l’école des Beaux Arts de pratiquer le dessin avec comme sujet de prédilection les rochers. Chausey, les Ebibens, Bréhat, Ouessant. A Rome, pendant son séjour à la Villa Médicis – les sites étrusques de Cerveteri et de Norchia

1976- 2014 : Restaurateur indépendant de dessins pour les Musées Nationaux, des galeries Prouté, Bruno de Bayser, Eric Coatalem …etc. 

–  Restaurateur du Cabinet des Dessins du Louvre.

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– Restaurateur des dessins de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts.

– Participation à de nombreuses expositions pour le Louvres, Chantilly, Rouen, Galerie Maeght, sur des Œuvres de Raphaël, Michel-Ange, Gericault, Delacroix…

1972-1976 : Stages dans le cadre de ses études à la Villa Médicis

– Participation aux chantiers de restauration de fresques au Palais Farnèse et à l’église inférieure de Saint François-d’Assise.

1969-1972 : Restaurateur indépendant de peinture à Fougères puis à Paris

–  Restauration des peintures à l’école Nationale des Beaux Arts de Paris. 

– Participation à l’exposition de « David à Delacroix » au Grand Palais (tableau de Menageot et de Guerin)

Publications

  •  LE MAROIS Dominique, France Antiquité Magazine 2004
  • Express Magazine 2003
  • LE MAROIS Dominique, Beaux Art magasine 1984
  • LE MAROIS Dominique « Les montagnes XVIII, l’exemple de Mariette », Société de l’histoire de l’Art Français 1982
  • LE MAROIS Dominique, « La Restauration de dessins, traitement du papier et identification des filigranes », L’Estampille, arts-antiquités, novembre 1979, n°115 p22-28
  • Par ailleurs, sa double carrière a fait l’objet d’une étude de l’Ecole du Louvre par Manon PAYA.

Distinctions 

2005 :  Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres
1999 :Prix des « Arts naturaliste » au Musée National d’Histoire naturelle pour des dessins de rochers des Ebihens
1985 :Premier Grand Prix départemental des métiers d’Art

Sur la peinture de Dominique Le Marois :

          DE LA VILLA MEDICIS AUX ROCHERS D’OUESSANT

          René Le Bihan (Ancien conservateur du musée de Brest)

En terre marine. il importe de découvrir enfin le talent de Dominique Le Marois. un artiste breton natif de Fougères qui depuis un demi-siècle mène un travail global, centré sur le dessin et la maîtrise du crayon. Depuis les cailloux de Saint-Malo, saisis à la prime adolescence, jusqu’aux amas complexes d’Ouessant, détaillés sur de grandes feuilles (100 x 50 cm), le parcours paraît d’emblée linéaire. C’est omettre non seulement le long apprentissage, dès Rennes et l’école des beaux-arts, mais encore un métier rare, une prestigieuse vie professionnelle de restaurateur en art graphique, rythmée d’interventions sur les collections les plus fameuses, celles du palais Farnèse à Rome, du château de Chantilly ou celles du Louvre et d’Orsay à Paris, pour se limiter aux fonds publics. Oui, il a manipulé à nu, parmi tant d’autres, les oeuvres de Raphaël et de David ! Et l’on ne saurait taire son admission à l’académie de France à Rome et le séjour italien à la villa Médicis d’octobre 1974 à l’automne 1976 puis, son enseignement à partir de 1979 à l’Institut français de restauration des œuvres d’art (IFROA) dont il devint en 1986 chef de la section d’art graphique.

Autant dire que, pratiqué chaque jour, ce métier austère et retenu développe la précision de la main, la finesse du trait, la discrétion de la touche. Il se détacha peu à peu des pommiers normands, de leurs ramures rondes et des troncs penchés ou des grottes du Latium, des tombes étrusques, assidûment fréquentées au fil des après-midi romains ; il renonça aux fortes hachures, aux traits rageurs qui caractérisaient ses rochers aux Ébihens face à Saint-Jacut. Pour rechercher des lieux, choisir des endroits propices où avancer avec prudence vers l’invisible, vers l’indicible. Aussi l’artiste, comme par pudeur, les désigne-t-il avec légèreté, en usant de mots décalés tels «sympa.., marrant…, rigolo…, drôle…, chouette», comme s’il souhaitait en masquer le mystère. Néanmoins, en référence souterraine aux maîtres du passé, il affiche une fidélité à la nature, un attrait constant pour la matière rugueuse des granites, ceux du massif armoricain. Depuis les îles Chausey au large du Cotentin jusqu’aux Ébihens, de Bréhat jusqu’à Ploumanac’h, plus encore sur la côte nord de l’île d’Ouessant, autour du Créac’h et de Nividic, il s’attache à ces masses minérales, aux blocs arrondis, examine les stèles fragmentées les lames dressées.

Le temps est venu de s’approprier le motif, de préparer le sujet, bref de travailler l’image. Sur place la pierre inerte, grumeleuse et mélancolique, l’assemblage infini de formes abstraites, mobiles dans la lumière si changeante, font d’évidence naître des représentations évocatrices. Ce ne sont plus des amas fragmentés, des barrières, des coussins, des pinacles aigus mais des animaux identifiables ou fabuleux, des monstres ou des reptiles, des êtres aux becs et aux membres étranges, pour ne rien dire des vestiges de fortins, des châteaux ruinés, des étroites plates-formes et des estrades crénelées, voire des héros d’autrefois comme Gradlon, le roi couronné. À coup sûr, l’attention au détail de tant de cailloux porte au rêve, ouvre la voie à l’imaginaire. Quel qu’il soit, celui qui regarde patiemment décolle du réel. Pour sa part, l’artiste, tout à son escalade, à sa découverte, doit agir promptement avant que modifiant les volumes, effaçant les nuances, l’éclairage ne change. Il a choisi son modèle et estimé la façon de le traiter ; à peine sélectionné, il lui faut maintenant le fixer et [extraire de la réalité. Pour ce faire, il dispose tout au plus d’un d’heure. Par chance. depuis environ un siècle et demi, la photographie permet en un clic d’enregistrer un état éphémère. L’atelier, loin du motif, accueille l’étape suivante. L’œil s’efface pas pas devant la main.

C’est le moment de solitude et de tranquillité où travailler l’image sur écran. C’est-à–dire affiner les masses et les échelonner, découper voire améliorer les formes, laisser de l’air entre elles regrouper des détails ou les gommer. Et ce jusqu’à l’instant où l’ensemble semble convenir au regard critique du dessinateur. La scène est campée, l’impression peut avoir lieu. Sur le tirage réfléchi est posé un carroyage précis qui permet, sans rien en perdre, de reporter cet extrait de nature sur la grande feuille définitive déjà fixée à la planche. Le transfert est enclenché : les contours apparaissent, les lignes de force s’imposent, du vide surgissent des squelettes de dinosaure abandonnés et des vestiges tantôt anguleux, tantôt fendus ; il s’agit moins d’exactitude que d’esprit de la matière. Sèche ou grasse, la mine court selon l’état d’âme de l’artiste que soutient, voire libère une diffusion musicale. Après quelque vingt heures d’une telle pratique artisanale, la mise en place s’achève au rythme des impulsions comme au gré des intuitions. Vingt heures à faire confiance à la main, à laisser le crayon circuler pour équilibrer le tracé et, sans ennui, le travail est aux deux tiers fini !

Lorsque tout est en place, que le relief paraît ordonné, que toute confusion s’est éloignée quant aux formes et aux détails, il importe d’introduire les accents au moyen de lignes courtes plus ou moins marquées, en laissant la mine agir d’une façon quasi automatique. Dans ces moments se nuancent les ombres et les lumières, apparaît la matière, se distinguent le grain de la pierre et les touffes de lichen gris, se séparent les mousses épaisses des herbes rases et moelleuses, soumises au vent. Le relief est présent, le désordre a disparu. Une fois encore la main experte a triomphé du néant et donné naissance à une sorte d’exaltation, de joie intérieure propre à l’acte créateur. Le dessinateur en est bien conscient et assure qu’outre un hymne à la liberté de la main et au sérieux du métier, chaque feuille équivaut à un portrait mental de l’auteur, variable moins en fonction du motif que son état d’âme, de l’équilibre, de la sérénité. Après une ultime semaine de travail soutenu, nous voici fort éloignés des cailloux insulaires et parvenus aux abords de l’inconscient. Néanmoins, en 1999 au Muséum national d’histoire naturelle, l’artiste reçut, pour ses dessins de rochers, une récompense convoitée : le prix d’«art naturaliste» !

Voilà bien l’ambiguïté de l’art : on croit regarder un fragment serein de paysage et l’on se trouve au cœur secret de l’humain. L’affaire se révèle plus complexe encore ; l’homme a vu un rocher, souvent plusieurs. Comme il évite toute anecdote, au terme de son travail, il nous les présente sans aucun repère. À nous, étrangers, de promener notre œil, d’imaginer la poésie des formes, de nous projeter dans un monde disparu, de rêver un espace irréel. Puisque le chaos manque de mesure, le dessin perd sa vérité palpable. La liberté des masses et l’échelle arbitraire de notre regard jouent comme seuls guides pour séparer le géant du minuscule, le relief du creux, la clarté de l’ombre ou le dur du sec.

Et, séduit par le contrôle du geste, le souci du fini, chacun se met à détailler pour son propre compte l’étrange émotion qui émane des rochers sans âge distingués par un œil si sûr et traités par une main gauche si virtuose. Dès lors, qu’ils suivent les connaisseurs en technique graphique ou les familiers du professionnel, beaucoup lui proposent, en tenant bien compte des différences d’âge, de genre et de facture, de partager la palme du dessin de sujet breton, avec un autre gaucher, homme tranquille et discret : le Cornouaillais Jean Le Merdy. Cette opinion croissant, le pari demeure à tenir, bien au-delà des limites armoricaines, Dominique Le Marois pour un grand artiste contemporain.

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Poids 6.7 kg
Dimensions 115 × 78 cm

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